Extrait

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L'instruction du coeur:

Extrait non corrigé

 

 

Le serviteur hésita longuement avant de la laisser passer. Une fois à l’intérieur, Taliah chercha la silhouette de son ex mari. Ses jambes se mirent à trembler quand elle l’aperçut au bar, un v...erre de champagne à la main. Comment avait-elle pu tomber amoureuse d’un homme aussi méprisable ? Il était visiblement soûl, affichant un sourire faux, plaqué sur son visage, riant à gorge déployée devant une jeune et jolie blonde au décolleté échancré.

 


Taliah ne se démonta pas et fonça littéralement vers lui, sentant ses membres se ramollir à chaque pas. Elle avait oublié à quel point il était grand, avoisinant les deux mètres. Il parlait en agitant les mains. Ces mêmes mains qui lui avaient infligés tant de douleurs et de craintes. Elle revoyait son regard furieux quand il la frappait, son rictus au coin des lèvres. S’en était trop. La jeune femme ne pouvait pas aller plus loin. Prise de panique, elle virevolta sur elle-même et fit le chemin inverse. Arrivée à la hauteur du corridor, elle sentit qu’on lui attrapait le bras avec violence.
Alan venait de la plaquer contre le mur sans ménagement.

 


- Tu es venue me voir, ma chérie, railla-t-il, en la détaillant de bas en haut, je n’y croyais plus.

 


- Lâche-moi ! Le supplia-t-elle, terrifiée.

 


- Tu es enfin sortie de ton trou, mon ange, continuait le géant d’une voix faussement mielleuse.
Plus la jeune femme se débattait, plus les doigts se refermaient sur son bras.

 


- Je ne suis pas ton ange, rétorqua-t-elle d’emblée.

 


- Il fut un temps où tu aimais que je t’appelle ainsi.

 


- C’était avant que tu ne montres ton vrai visage, lâcha Taliah avec froideur.

 


Pas le moins du monde blessé, il baissa les yeux sur l’enveloppe qu’elle tenait encore.

 


- Mais bien sûr ! Il n’y a que ça qui puisse te faire réagir, n’est ce pas ? Pesta-t-il alors que ses pupilles bleus affichaient une étincelle de colère, tu as quelqu’un d’autre et tu veux ta liberté.

 


Taliah ne pouvait plus retenir ses larmes. Elle sentait les doigts se resserrer, lui rappelant sinueusement les blessures du passé.

 


- S’il te plaît ! Laisse-moi !

 


- Tu n’appartiendras jamais à un autre que moi ! Décréta Alan, ignorant volontairement les supplications de la jeune femme, je vais te pourrir la vie, Taliah. Je tuerai le premier homme qui osera te toucher.

 


Coincée dans le long couloir d’entrée, elle se sentit soudainement prisonnière. Il la bloqua de tout son poids contre le mur en saisissant son autre bras et tenta de l’embrasser. Affolée, la jeune femme se débâtit sans trop de succès. Ecrasée par cette masse musculaire, elle n’arrivait presque plus à respirer. Le peu de son qui sortait de sa bouche était couvert par la musique incessante de la fête.

 


La peur primant sur le reste, elle le mordit fortement dans le cou. Il recula d’un trait, encore plus furieux et la frappa du revers de la main. Taliah perdit l’équilibre sous le choc et s’affala sur le sol. Une vision d’horreur lui revint en mémoire. Ce n’était pas la première fois qu’elle tombait sous la force de ses poings, qu’elle se tortillait au sol quand il continuait à la rouer de coups. Elle ne voulait pas revivre ces moments horribles, ni repenser à cette affreuse journée où, de ses violents coups de pieds, il avait tué la vie qu’elle portait en elle.

 


Avec l’agilité qu’elle avait acquise pendant ces quatre semaines d’entraînement, elle se redressa rapidement et courut vers la sortie en poussant volontairement un petit meuble. La chute de ce dernier attira l’attention de certaines convives et, par la même occasion, stoppa son agresseur dans son élan.
L’enveloppe fermement maintenue dans une main, Taliah atteignit l’entrée sans difficulté. Elle tremblait de la tête aux pieds, pleurait tout en essayant d’ouvrir l’immense porte, jetant des regards inquiets derrière elle.

- Laissez-moi faire ! Proposa Maurice qui tourna la poignée sans la moindre difficulté, dépêchez-vous de fuir, mademoiselle Taliah.

 


Un conseil que la jeune femme n’hésita pas de suivre une fois à l’extérieur. Elle avait réussi à courir avec des sacs lourds sur le dos et put apprécier la légèreté avec laquelle, son corps fendait le vent alors qu’elle s’éloignait rapidement de la villa des Prescott.

 

 

 

 

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Date de dernière mise à jour : Jeu 06 Juin 2013

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